Autisme Asperger et emploi : je fais mon « coming-out » ou pas ?

J’ai réalisé une liste de bénéfices/risques sur le sujet de la divulgation de notre autisme, en vue de favoriser la réflexion des personnes qui se posent la question de savoir si elles vont ou pas faire leur « coming-out autistique » dans le cadre du travail.

Point de vigilance : dans certains cas, par exemple si l’on fait le choix de déclarer sa condition d’autiste pour faire avancer la cause des autistes en entreprise ou bien pour plus de transparence vis-à-vis de ses collègues, gardons-nous de spéculer sur les réactions des personnes à qui nous confierons notre autisme.

En effet, qui peut prédire la réaction de ses collègues et hiérarchie ? Sans doute pas les nombreux autistes dont la naiveté dans les relations au travail s’est un jour ou l’autre retournée contre eux.

Faire son « coming-out » autistique ou pas dans le cadre du travail, c’est par ici…

Publié par Sylvie Seksek

Mon blog sur l'autisme

4 commentaires sur « Autisme Asperger et emploi : je fais mon « coming-out » ou pas ? »

  1. Le souci est qu’une fois la décision prise, il n’est plus possible de revenir en arrière, d’où l’impression d’un quitte ou double. D’autant plus que les réactions des gens dépendent de leur histoire et de leurs (mé)connaissances de ce sujet, qui est très difficile voire impossible à deviner en amont.

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    1. En effet. De plus, il arrive que la personne a laquelle on s’est confié.e (hiérarchie, RH etc.) change de poste et soit remplacée par une personne inconnue. Se repose alors la question de savoir si on lui dévoile ou pas notre condition…

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  2. Pardon pour toutes ces questions, mais tel que je le comprends un peu:
    1) si la personne décide d’en parler à sa hiérarchie, c’est surtout à cause de difficultés sur le court terme à résoudre, mais qui risquent de pénaliser sur du long terme, n’est-ce pas? (avec possible blocage de la hiérarchie par la suite ou autres incompréhensions générant de possibles situations complexes, comme la mise en place d’aménagements qui ne sont pas forcément nécessaires et peuvent évoquer de la suspicion ou de la jalousie)
    2) Egalement, si on décide d’en parler pour défendre la cause générale (« tout le monde peut être concerné dans son entourage »), c’est également au détriment d’un possible blocage de la part de la hiérarchie et donc de sa vue à long terme/carrière?
    3) Enfin, serait-il plus pratique de parler uniquement des troubles associés (comme celui de la communication s’il est clairement manifesté en réunion par exemple), sans besoin d’évoquer le syndrome d’Asperger, dont l’idée est assez méconnue et peut donc faire peur?
    4) Pour généraliser mes questions si cela peut l’être ainsi: quelles sont les conditions où l’évoquer est plus que nécessaire et d’autres où il vaut mieux ne rien dire? (Si tout va bien, par exemple, faut-il prendre un risque?)
    Sinon bien vu pour l’image d’illustration pour une jolie boîte de Pandore, si c’est le cas :-).
    Merci d’avance pour tes réponses, dans la mesure du possible.

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    1. Bonsoir,

      En préambule, je dois préciser que ce que j’écris n’engage que moi, sur la base des infos que j’ai recueillies lors de mon parcours professionnel ainsi qu’à l’occasion de la réalisation de mon mémoire sur le thème des aménagements en entreprise pour les personnes avec TSA, ou bien auprès de connaissances avec TSA ou encore sur les groupes d’Aspies sur les réseaux sociaux etc. Ce qui fait beaucoup, certes, mais ne doit pas faire perdre de vue la diversité des profils, besoins et situations.

      1) Les difficultés ne sont pas forcément sur du court terme uniquement et n’engendreront pas forcément de réactions négatives de la part des autres acteurs de l’entreprise, que cela soit à court ou long terme. C’est une possibilité parmi d’autres et l’éventail de ces possibilités est vaste, en la matière (désolée pour cette « réponse de Normand »).
      Pour ce qui est de « résoudre » ces difficultés, il faut savoir également qu’il sera aussi possiblement question de soulager ces dernières mais pas systématiquement, en fonction de leur nature, de les résoudre totalement.

      2) Défendre la cause générale est un choix très personnel. Personnellement ça ne serait pas le mien. Je défends la cause générale autrement, de façon moins risquée pour ma vie professionnelle.

      3) Un trouble associé, ou autre trouble du genre anxiété sociale ne sera pas forcément connu de tous et sera susceptible aussi de faire peur. De plus, quitte à déclarer quelque trouble, autant que ce soit son TSA, lequel aura un impact positif pour l’employeur pour la taxe Agefiph et permettra quelques aménagements.

      Sur le thème des difficultés en réunion pour les autistes, cela est très fréquent et mérite de s’y pencher sérieusement car les raisons des difficultés sont de divers ordres (sensoriel, relations sociales etc.). J’ai récemment conseillé une responsable Mission Handicap sur ce sujet.

      4) A mon sens, si tout va bien, je serais d’avis de taire son diagnostic. « Le mieux est l’ennemi du bien », n’est-ce-pas ? Par ailleurs, il sera toujours temps de le dire plus tard si le besoin s’en fait ressentir.

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